L'aloès du Chemin Haut

En 1992, dans un article du bulletin communal, Louis Fournier rapportait un évènement notable dont il avait été témoin 70 ans plus tôt.

Un aloès planté  dans la cour de la maison sise au n°4 du Chemin Haut du village de Loiré – aujourd'hui n°2 -  a connu cette année là  une poussée végétative  que Mr Fournier qualifiait de "puissante, extraordinaire, colossale, phénoménale à tel point que sa hampe florale dépassait en plein été la toiture de la maison d'un étage."

La plante grasse de la famille des liliacées aurait été plantée à la fin du XIXème siècle devant la façade exposée plein sud donc  abritée des vents du Nord.

A la fin du mois de mars 1921, le propriétaire de la maison –Mr Rapidy – décida de la supprimer. Sa décision était motivée par la taille imposante de la plante,  ses aiguillons très acérés  et son incapacité à produire la moindre fleur.

Mais alors que les travaux d'éradication avaient débuté, on constata que le cœur de la plante se mettait à grossir et à grandir "telle une pointe d'asperge qui sort du sol". Il fut donc décider de sursoir  à la "mise à mort".

Dès lors la hampe florale se développa tant et si bien qu'elle atteignit la taille d'un poteau téléphonique au mois d'août. Cette pousse exceptionnelle aurait été favorisée par une année très chaude,  ensoleillée jusqu'à l'automne. Il ne tomba pas une goutte de pluie du début du mois d'avril jusqu'au troisième jeudi du mois d'octobre.

La presse rapporta l'événement et le 4 du Chemin Haut devint rapidement un but  de promenade dans la région. Des botanistes du département et de la région vinrent même examiner la plante.

La plante fut un objet de curiosité jusqu'à la fin de l'été, jusqu'à ce que le propriétaire l'arracha.

L'aloès resta toutefois dans la maison puisque Mr Rapidy confectionna une échelle avec la hampe florale.

La rédaction